Ecrit par & déposé en vertu de Actualités, Les soirées de gala.

Vendredi 7 décembre à partir de 19 heures : Gala de Noël de Clémentine Villa Véra à Cannes

Conférence avec projections et films de Benoit Chenu autour du Général de Castelnau et la Guerre de 1914/1918

Arrière-petit-fils du Général, Benoit Chenu vient de sortir un ouvrage rapportant cette vie passionnante et parcourt la France pour faire connaître cet aïeul qu’il n’a pas connu.

En cette année de centenaire, il sera intéressant d’avoir un nouveau regard sur la Grande Guerre à partir d’archives familiales et inédites.

Le général de Castelnau : 1914-1918, la guerre des occasions perdues.

Le 14 juillet 1919, lors du défilé de la Victoire, quand parait le général de Castelnau sur son cheval, l’immense foule massée sur les Champs Élysées se met à scander : maréchal, maréchal ! L’opinion publique réclame réparation de ce qu’elle considère comme une injustice vis-à-vis de celui qui, avec les maréchaux Joffre, Foch et Pétain, formait le haut commandement français de la Grande Guerre. Au fil du temps, ce personnage si populaire va s’estomper de notre histoire militaire. En refusant d’écrire des mémoires et en édictant un embargo sur ses archives personnelles, Castelnau s’est lui-même exclu du roman national qui se forge dès l’Armistice. À propos de cette guerre, l’élite politico-militaire du pays s’entend en effet pour imposer la vision d’une union sacrée des Français derrière des chefs omniscients tels que Joffre ou Foch. De nombreux historiens, notamment étrangers, déplorent la perpétuation jusqu’à nos jours de cette vision anesthésiante. Tirant profit de la numérisation récente de l’énorme volume d’archives relatives à ce conflit, Benoit Chenu approche sous un angle inédit les principaux évènements. Puisant également dans des fonds d’archives étrangers, il montre notamment que, contrairement à la vulgate officielle, les occasions n’ont pas manqué de réduire le prix à payer par notre pays pour gagner cette guerre.

Jusqu’à une date récente, Benoît Chenu, arrière-petit-fils du Général de Castelnau, était cadre dirigeant dans un grand groupe français. Outre une passion ancienne pour l’histoire militaire, il possède une grande maîtrise des outils et des méthodes computationnelles ce qui lui a permis d’extraire au milieu de millions de documents numérisés, de nombreux inédits et de proposer une vision nouvelle de la Grande Guerre. Il vient de publier aux éditions Bernard Giovanangeli : « Castelnau, le quatrième maréchal ».

 

Ecrit par & déposé en vertu de Divers.

Les dates sont à préciser

 

Soirée Théâtre à Mimont

Harold et Maud, théâtre compagnie Métamorphoses Claudine Lange

 

Roustan de la Tour : une conférence

 

Une soirée à la Médiathèque

sur un thème choisi avec Agnès Mauduit, Conservateur

 

« Malraux et la Reine de Saba, un rendez-vous manqué ? » conférence

 

Regards sur l’Arménie

Conférence avec projections

 

Concert David Lévy

Récital J. S. Bach

 

Visite Juan les Pins ? voir brochure

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités, Les soirées de gala.

8 Juin à partir de 19 heures : Gala Clémentine Villa Véra à Cannes

Les grèves annoncées à la SNCF nous obligent à reporter la conférence de Benoit Chenu

 

Cette conférence est reportée AU VENDREDI 7 DÉCEMBRE (même endroit) à partir de 19 heures : Gala Clémentine Villa Véra à Cannes

Le dîner de Gala de juin est maintenu et Nicole Sabbagh remplacera Benoît Chenu pour vous présenter ce même soir du vendredi 8 juin une conférence avec projection sur ce beau pays qu’est l’Arménie

 

 

 

 

 

 

 

N’oubliez par notre rendez-vous le 7 décembre au même endroit pour un dîner de gala de Noël : Conférence avec projections et films de Benoit Chenu autour du Général de Castelnau et la Guerre de 1914/1918

Arrière-petit-fils du Général, Benoit Chenu vient de sortir un ouvrage rapportant cette vie passionnante et parcourt la France pour faire connaître cet aïeul qu’il n’a pas connu.

En cette année de centenaire, il sera intéressant d’avoir un nouveau regard sur la Grande Guerre à partir d’archives familiales et inédites.

Le général de Castelnau : 1914-1918, la guerre des occasions perdues.

Le 14 juillet 1919, lors du défilé de la Victoire, quand parait le général de Castelnau sur son cheval, l’immense foule massée sur les Champs Élysées se met à scander : maréchal, maréchal ! L’opinion publique réclame réparation de ce qu’elle considère comme une injustice vis-à-vis de celui qui, avec les maréchaux Joffre, Foch et Pétain, formait le haut commandement français de la Grande Guerre. Au fil du temps, ce personnage si populaire va s’estomper de notre histoire militaire. En refusant d’écrire des mémoires et en édictant un embargo sur ses archives personnelles, Castelnau s’est lui-même exclu du roman national qui se forge dès l’Armistice. À propos de cette guerre, l’élite politico-militaire du pays s’entend en effet pour imposer la vision d’une union sacrée des Français derrière des chefs omniscients tels que Joffre ou Foch. De nombreux historiens, notamment étrangers, déplorent la perpétuation jusqu’à nos jours de cette vision anesthésiante. Tirant profit de la numérisation récente de l’énorme volume d’archives relatives à ce conflit, Benoit Chenu approche sous un angle inédit les principaux évènements. Puisant également dans des fonds d’archives étrangers, il montre notamment que, contrairement à la vulgate officielle, les occasions n’ont pas manqué de réduire le prix à payer par notre pays pour gagner cette guerre.

Jusqu’à une date récente, Benoît Chenu, arrière-petit-fils du Général de Castelnau, était cadre dirigeant dans un grand groupe français. Outre une passion ancienne pour l’histoire militaire, il possède une grande maîtrise des outils et des méthodes computationnelles ce qui lui a permis d’extraire au milieu de millions de documents numérisés, de nombreux inédits et de proposer une vision nouvelle de la Grande Guerre. Il vient de publier aux éditions Bernard Giovanangeli : « Castelnau, le quatrième maréchal ».

 

Arrière-petit-fils du Général, Benoit Chenu vient de sortir un ouvrage rapportant cette vie passionnante et parcourt la France pour faire connaître cet aïeul qu’il n’a pas connu.

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités, Les conférences.

Jeudi 31 mai à 17 heures Espace Mimont

Dans le cadre des 150 ans du Foyer des Jeunes de Provence

Conférence de Daniel Jublin : Festival de Can

‘’Musiques et palmes d’or de 1946 à aujourd’hui : Quand la musique fait son cinéma’’

Partir à la découverte des grands chefs d’œuvre de musique contenus dans quelques uns des milliers de kilomètres de pellicule depuis 65 ans sur la Croisette !

Ecrit par & déposé en vertu de Actualités, Cercle Philo Sophia.

Jeudi 17 mai de 18 heures 15 à 19 h 45 Logis des Jeunes rue Mimont

Secon de réunion avec Eve Depardieu autour d’un thème choisi

Pour mémoire, le CR de la précédente réunion :

 

ACADEMIE CLEMENTINE

 « Les rapports homme-nature »

1ère rencontre du 08/03/18 animée par Eve Depardieu

2ème rencontre prévue le 17/05/18

 

Proverbe à méditer tout au long de la réflexion (attribué à St Exupéry mais supposé d’origine indienne ou amérindienne ou africaine…) :

      » Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants »

Comme point de départ nous nous demanderons si nous avons changé de regard sur la nature, évolué dans nos façons de la concevoir personnellement et collectivement, comparées aux idées que s’en faisaient nos ancêtres, des plus lointains aux plus proches.

Il semble difficile de nier l’évolution de nos idées et de toutes les représentations que nous nous faisons de la nature, en refusant de tenir compte des découvertes et de l’avancée des connaissances en « sciences de la vie et de la terre » (nouvelle appellation des « science naturelles »), en astronomie, en physique, en chimie et en biologie. A quoi s’ajoute aujourd’hui les sciences de l’environnement, particulièrement l’écologie avec l’étude des interrelations entre les écosystèmes confrontés à l’impact de plus en plus massif et prégnant des activités humaines…

Rappelons-nous la révolution spirituelle que décrit en 1957 Alexandre KOYRE (1892-1964) dans son livre « Du monde clos à l’univers infini  » : il montre comment on est passé de la vision géocentrique des Grecs, à la vision anthropocentrique du Moyen Age, puis à la vision décentrée et à l’infinitisation de l’univers qui caractérise les représentations modernes du monde. Il nous parle d’un processus profond et grave par lequel « l’homme a perdu sa place dans le monde, ou plus exactement peut-être, a perdu le monde même qui formait le cadre de son existence et l’objet de son savoir, et a dû transformer et remplacer non seulement ses conceptions fondamentales mais jusqu’aux structures mêmes de sa pensée« .

C’est la fin de la vision de notre environnement et de nos cadres de vie comme un tout bien structuré et bien ordonné, exploitable à merci par « l’homo faber », génial mécanicien et polytechnicien, bien décrit par BERGSON (1859-1941), et le début de la vision déstabilisante et indéfinie (y compris et d’abord en mathématiques) d’un univers macro et microscopique sans borne, en mouvement perpétuel, et même en expansion. « la bulle du monde a commencé par enfler et s’élargir avant d’éclater et se perdre dans l’espace dans lequel elle était plongée ». Id. A Koyré

De ce fait, notre regard sur notre environnement, et particulièrement sur les espaces naturels, a changé et continue à évoluer, mais en quel sens ?

Nous sommes confrontés à un paradoxe d’une grande complexité : plus on étudie et découvre les structures et les propriétés naturelles de la matière tant inorganique qu’organique et vivante, plus les repères stables et rassurants se dissolvent et se perdent dans l’infini de l’espace et du temps, dans des interactions complexes d’apparence souvent chaotique, entre les phénomènes corpusculaires visibles et les phénomènes ondulatoires invisibles. Notre rapport à l’environnement naturel peut à tout instant être bouleversé par l’interférence des forces et phénomènes cosmiques.

Pourtant un ordre des choses se révèle, et l’énoncé de « lois » de la nature, semblent absolument nécessaire à l’organisation de la vie et à notre compréhension des phénomènes d’une complexité croissante, tout en gardant à l’esprit qu’il existe un fond de désordre, ou, du moins, d’incompréhension et d’ignorance de notre part sur le sens global de l’existence matérielle des êtres et des choses. Pourtant nos constats, nos calculs même statistiques, nos grilles de lecture, nos graphes fonctionnent et sont même évolutifs, adaptables aux innombrables métamorphoses et mutations des matières. Mais jusqu’où pouvons-nous encore aller sans nous fourvoyer ?

Peut-on dire que la nature n’existe que tant que l’on continue à la penser ? Elle a pourtant bel et bien existé avant qu’un être pensant n’émerge à sa surface. Comme le rappelle Hubert REEVES, « pendant près de quatre milliards d’années, il n’y avait pas d’homme. Le couple homme-nature est un évènement récent », un couple qui risque de ne pas durer longtemps, peut-être victime de sa propre ingénierie, de ses capacités techniques, polluant et épuisant toutes les ressources, refusant de reconnaître que la planète Terre n’a pas un volume, ni des réserves infinies…

Nous sommes partie prenante de la nature, c’est le moins qu’on puisse dire, mais nous nous heurtons à son ambivalence : elle est à la fois vitale et mortelle, autant un monde de la prédation organisée, effrénée et féroce (manger et être mangé, la vie des uns dépendant de la mort des autres), qu’un déploiement de dons et de merveilles, d’exemple d’ingéniosité, de créativité, de fécondité et de luxuriance. Les relations homme-nature sont de perpétuels rapports de force où il s’agit, pour les hommes, d’être dominants pour ne pas disparaître, mais aussi de se responsabiliser et de canaliser leur puissance d’agir en lui rendant plutôt don pour don que coup pour coup ! Nous devons en urgence repenser et rétablir une alliance, sachant que la nature est considérablement plus forte que nous et que nous avons besoin d’elle pour survivre, alors qu’elle a déjà bien su agir et évoluer sans nous.

Malgré nos tentatives opiniâtres de dépassement pour éradiquer le naturel en nous (supposé frustre, grossier, violent), il est néanmoins difficile de s’en débarrasser si l’on tient compte de tout ce que désigne et recouvre le vocable « nature » :

  • Les forces (gravitation, électromagnétisme, radioactivité avec interactions fortes et faibles) et les lois physiques, géologiques, tectoniques, météorologiques, biologiques, qui combinent les états liquides, gazeux, solides, ignés, rayonnants qui produisent l’univers, animent les écosystèmes et génèrent des phénomènes épisodiques (glaciations, réchauffements, cycles géologiques, tremblements de terre, tsunami…),
  • Le monde minéral, en surface, sous-marin, et en profondeur dans les entrailles de la terre, mais aussi dans le ciel, sur les autres planètes et dans ce que l’on peut connaître de solide dans les galaxies lointaines,
  • Les groupes et individus terrestres d’espèces animales et végétales (sauvages, domesticables),
  • Les milieux de vie qui abritent les individus et groupes, humains et non humains,
  • Les écosystèmes produits par la coexistence des différentes espèces humaines et non humaines, tributaires de leurs interférences et échanges.

                           « Le monde naturel est fondamentalement un champ de phénomènes émergeant-et-passant, une myriade d’évènements interactionnels se déployant et mourant » Andy FISHER (Psychothérapeute et écopsychologue). Autrement dit, un processus émergeant échappant à toute emprise, ayant sa dynamique propre, fortement évolutif et transformable, capable de se produire par soi-même, en dépit des modifications et tentatives de contrôle qui sont le fait de l’homme.

Par ces mots, Andy Fisher définit le sujet de l’écopsychologie : la relation homme-nature. Comme toute relation, elle nécessite une démarche dialogique, en ce sens qu’il est nécessaire de prendre en compte deux éléments disjoints, opposés et complémentaires : l’humain et le naturel.            Par ailleurs, la relation homme-nature implique une double orientation en raison des deux versants, la nature à l’extérieur de soi et la nature à l’intérieur de soi, en sachant que l’une et l’autre interfèrent constamment et se fécondent mutuellement.  » La matière subjective de l’écopsychologie n’est ni l’humain, ni le naturel, mais l’expérience vécue de l’interrelation entre les deux, que la “nature” en question soit humaine ou non-humaine. « .

Cependant nous ne sommes conscients de cette expérience vécue qu’au travers de nos perceptions (cf. les travaux du philosophe M MERLEAU PONTY, 1908-1961) et de nos multiples représentations, influencées par nos connaissances et notre milieu culturel. Par exemple, à propos du chêne, Francis HALLE (botaniste) interroge : « Qu’est-il, ce grand Chêne ? Pour le géographe, une marque paysagère, témoin d’ancestrales pratiques agricoles ; pour le forestier, un cylindre de bois « noble » susceptible d’être abattu, débité puis vendu à un prix intéressant. L’informaticien y verra un défi pour la simulation graphique et se mettra à la recherche des algorithmes les plus significatifs. Êtes-vous porté vers la mystique ? Alors ce Chêne devient un trait d’union entre le ciel, le monde des hommes et la Terre, un symbole cosmique donnant accès à l’universel ; une approche naturaliste y verra plutôt, affublée d’un nom latin, une forme de vie remarquable par sa longévité et l’ampleur de ses surfaces d’échange. Motif urbain ? Source de glands pour nourrir les porcs ? Simple tâche d’ombre pour le marcheur de l’été ? Pas du tout, dit l’adepte des médecines douces, dans cet arbre circule un flux d’énergie tellurique : adossez-vous à son tronc et vos douleurs lombaires vont s’apaiser. Vous n’y êtes pas, dit le philosophe, ce Chêne est avant tout la matérialisation de l’écoulement du temps, à la fois mémoire naturelle et supports de mémoire culturelle, il est le principe même de la civilisation. »

Nous possédons actuellement de nombreux outils intellectuels pour appréhender nos différentes visions de nos relations avec la nature. Ainsi, Nicole HUYBENS, psychosociologue, qui a mis ses pas dans ceux d’Edgar MORIN, se sert de la pensée complexe pour aborder la relation Homme-Nature. Dans l’ouvrage issu de sa thèse, La forêt boréale, l’éco-conseil et la pensée complexe. Comprendre les humains et leurs natures pour agir dans la complexité, elle distingue quatre représentations possibles : « une vision anthropocentrique, une vision biocentrique, une vision écocentrique et une vision multicentrique. » Le centre étant le point, l’élément où convergent et d’où rayonnent les forces, les éléments dispersés. Toutes les décisions seront évaluées à l’aune de celui-ci.

  1. L’anthropocentrisme : quand l’homme est le centre, l’unité de mesure
    Selon la vision anthropocentrique, celle de notre monde occidental, l’être humain se considère comme séparé de la nature. « L’humain est séparé de la nature, différent d’elle, il est rationnel et libre de construire son destin, il possède la capacité de produire des connaissances et l’éthique qui font défaut à la nature. Dans cette vision, l’humain justifie l’énigme de son existence par la valorisation d’une ou de plusieurs de ses caractéristiques propres : sa liberté, son éthique, sa rationalité et ses sentiments. Il est alors en droit de dominer la nature, de s’en servir comme un propriétaire, sans rituel, sans besoin de réciprocité, sans donner à la nature un caractère sacré». Porté par un élan prométhéen (du nom du héros qui vola le secret du feu aux dieux de l’Olympe afin d’en faire profiter les humains), l’homme se place en position de domination vis-à-vis de la nature. Pour Nicole Huybens, la vision anthropocentrique se décline en réalité selon deux orientations très différentes : l’exploitation pure et simple de la nature ou bien son gardiennage.
  2. Le biocentrisme : quand la vie est le centre à partir duquel se prennent les décisions
    La vision biocentrique apparaît en contre-point de l’anthropocentrisme. « Le biocentrisme se caractérise par l’abandon radical de la perspective anthropocentrique… où l’être humain apparaît comme l’achèvement de la création. » : la nature est sacralisée car toute vie appelle le respect. Chaque être vivant, quel qu’il soit, humain ou non-humain, possède en soi une valeur intrinsèque qui demande d’être prise en considération. Il est un organisme, destiné à s’accomplir, selon ses propres voies, et, en cela, il mérite d’être considéré et protégé autant qu’un autre. Le biocentrisme, nous dit Nicole Huybens, est sous-tendu par une tendance, appelée « primitivisme », qui s’inspire du mythe de l’âge d’or. Depuis ces temps idylliques, la situation a malheureusement dégénéré, la décadence s’est installée et l’essor de la civilisation, avec ses techniques, ses conquêtes, ses actions arrogantes et son lot de chagrins et d’angoisses, a commencé. Cette évolution est responsable de l’état de dégradation qui affecte notre planète aujourd’hui. L’écologie profonde, développée par le philosophe Arne NAESS, proche de la conception biocentrique, invite à un renversement de la perspective anthropocentrée, l’homme ne se situant plus au sommet de la hiérarchie du vivant, mais s’inscrivant au contraire dans l’écosphère en tant que partie du tout.
  3. L’écocentrisme : quand le système est le centre à partir duquel s’évaluent les décisions
    S’il remet en cause l’anthropocentrisme, le biocentrisme reste cependant tributaire d’une approche individualiste qui n’attribue de réalité qu’aux organismes isolés en négligeant leur intégration dans leur milieu de vie. Or la protection de la biodiversité s’intéresse surtout à des entités supra-individuelles, les espèces et les écosystèmes. L’écocentrisme propose une approche plus large afin d’inclure ces entités globales : les espèces, les communautés d’êtres vivants, les écosystèmes. Elles ont une valeur intrinsèque car elles sont une matrice pour les organismes. Dans une interview, Philippe DESCOLA déclarait : « Nous aurons accompli un grand pas le jour où nous donnerons des droits non plus seulement aux humains mais à des écosystèmes, c’est-à-dire à des collectifs incluant humains et non-humains, donc à des rapports et plus seulement à des êtres. »

La protection de la biodiversité devient dès lors un enjeu majeur car si une espèce disparaît, c’est tout l’écosystème qui se déséquilibre et cela rejaillit sur les autres espèces, y compris sur nous-mêmes, les hommes. Il nous faut donc favoriser un partenariat avec l’ensemble de la communauté biotique qui exclue toute tendance à privilégier les seuls intérêts humains. Pour Nicole Huybens, l’écocentrisme est une vision romantique en opposition à l’attitude prométhéenne rationnelle et utilitariste, et relève de l’attitude orphique, du nom du héros et poète grec, fils de la muse Calliopé (poésie), qui, par son chant et les accents de sa lyre, charmait les animaux sauvages et parvenait même à émouvoir les végétaux et les éléments inanimés. Sur le plan pratique une telle protection de la nature demande des connaissances complexes et donc la mise en place d’une éducation du public. L’écologie pourrait, par exemple, être enseignée dans le secondaire par des experts en écosystémique, afin que chacun se trouve informé des lois de la nature et comprenne les conséquences de ses actions sur l’environnement.

  1. Le multicentrisme : quand le centre est dans la coordination: il s’agit d’aller plus loin encore en proposant une vision multicentrique qui intègre « des antagonismes et des contradictions dans un cadre qui permet d’envisager leur complémentarité ». Il s’agit de dépasser certains paradoxes :
    – Les lois de la nature sont appréhendées et comprises en dehors de la présence de l’homme et pourtant celui-ci est inséré dans cette nature, et donc forcément mêlé à ce qui arrive en sa présence.
    – Par ailleurs, les écosystèmes ne sont pas stables. Faut-il préserver à tout prix leur intégrité, au risque de contrevenir au processus naturel d’évolution ? Si l’on veut conserver les écosystèmes tels qu’ils sont, ne risque-t-on pas de faire obstacle à la dynamique de changement, lente et puissante, de la nature ? – Enfin, la nature est autant « barbare » que « bienveillante » et les lois de la nature ne sont pas forcément toutes bonnes à suivre. Dans la vision multicentrique, l’altérité des écosystèmes, des systèmes et des individus qui les composent est reconnue en tant que telle. La mise en pratique de cette vision n’est pas aisée. Elle repose sur la maturité des individus, leur capacité de dialogue, de compréhension de l’autre, de mise à plat des situations problématiques plutôt qu’à un recours à des solutions rapides. Si nous voulons éviter les cataclysmes, il nous faut donc mettre en œuvre des mesures favorisant le développement vers la maturité de chaque individu, favorisant également le changement de nos paradigmes au niveau de la communauté ainsi que le fonctionnement de nos institutions.

 

…/… suite de la discussion lors de la prochaine rencontre le jeudi 17/05/18

Ecrit par & déposé en vertu de Retours sur images, Visites de musées et d’expositions.

Samedi 5 mai : 10 heures 

Départ du bateau à 10 h- Chacun doit acheter son billet, prévoir le temps nécessaire.

Visite guidée par Christophe Roustan Delatour

Patrimoine méconnu de l’île Sainte-Marguerite : visite-promenade à travers 2 000 ans d’histoire
 
Nous parcourrons l’itinéraire suivant :
– Débarcadère
– Pointe du Dragon : les vestiges du fort espagnol (1635-37), le four à rougir les boulets du général Bonaparte (1794),
– une casemate allemande de la 2e guerre mondiale (1944) partie des rares vestiges du mur de la Méditerranée (le Südwall). Qui les a construites et comment ? A quoi servaient-elles ? Pourquoi furent-elles conservées ? Quel est leur intérêt patrimonial ?…
– Côte ouest : les chicanes de la Partègue (un vivier romain ?)
– L’énigmatique tour du Batéguier
– Vestiges romains de la côte nord
– La tour Sainte-Anne (pour les plus braves…)
 
Si l’ONF est disponible nous pourrons avoir 5 minutes d’introduction sur la forêt domaniale et sa gestion.
 
Le programme sera le suivant :

– Départ de Cannes par le bateau de 10h00

– Arrivée sur l’île 10h15

– Début de la visite 10h20

– Fin de la visite 11h50

– Retour au débarcadère 12h00

– Départ de l’île par le bateau de 12h15 (arrivée Cannes 12h30) ou déjeuner sur place pour ceux qui veulent rester…

La visite sera gratuite, seul le bateau sera à régler.

Ecrit par & déposé en vertu de Retours sur images, Saison 2017-2018.

Vendredi 20 avril 2018 à 20 heures 30 : Moment Musical à St Georges

« Leur Guerre à Elles, femmes de 14-18 »

Hommage au rôle des femmes dans la Grande Guerre

Ensemble vocal féminin les Dissonantes, dir. Claire Gouton

Claire Gouton, chanteuse lyrique –

Evelyne Dubosq   chanteuse – voix parlée

Marika Hofmeyr   pianiste

Audrey Cresp   metteur en scène