Ecrit par & déposé en vertu de Saison 2017-2018.

Vendredi 20 octobre à 20 heures 30 Eglise Saint Georges

« Le chant des percussions »

Concert donné par Andrés RAMOS au vibraphone et Yoko HORI au marimba.

Le chant des percussions vous invite à découvrir les mélodies et harmonies des instruments de percussions à travers un répertoire inspiré de thèmes et chansons du monde entier. Ce répertoire arrangé pour vibraphone et marimba vous fera voyager de l’Argentine au Japon en passant par la France avec en ouverture la Toccata de Koppel, oeuvre originale du répertoire de percussions, qui reflète la cohérence musicale et l’éclectisme que nous avons souhaité en imaginant ce concert.

 

 

 

 

Ecrit par & déposé en vertu de Cercle Philo Sophia.

Jeudi 12 octobre de 18 h à 19 h 30

Compte rendu

ACADEMIE CLEMENTINE

 « Mémoire et Imagination »

1ère rencontre du 12/10/17 animée par Eve Depardieu

2ème rencontre prévue le 7/12/17

 

Tous mes remerciements aux personnes présentes pour leur participation intéressée et active à l’examen des notions de « mémoire » et d’ »imagination » : avec l’analyse, dans cette première approche, de ce qui les relie et les différencie.

Le choix de ce thème fait suite,

  • D’une part, à des réflexions entendues ou lues récemment, faisant le constat que nous serions en panne d’imagination, et réclamant de lui donner davantage de pouvoir dans toutes nos pensées, dans tous les domaines de la connaissance et des activités humaines,

 

  • D’autre part, aux travaux de certains philosophes, s’interrogeant de plus en plus, dans le courant du 19ème siècle jusqu’à nos jours, sur le fonctionnement de cette faculté de l’esprit, l’imagination, souvent associée au fonctionnement de la mémoire, et jusque-là maintenue dans des rôles secondaires ou comme intermédiaire entre la sensibilité et les représentations par concept, notions et principes de l’entendement et de la raison.

Comme l’exprime le philosophe Philippe GRANAROLO dans un de ses articles « cet imaginaire qui construit la réalité », publié sur le site iPhilo.fr (accès Internet gratuit) : il tente de réhabiliter l’imagination, méprisée pendant des siècles par les philosophes : cette « maîtresse d’erreur et de fausseté » pour PASCAL, cette « folle du logis », pour MALEBRANCHE. Le tort des philosophes, dit-il, a été d’opposer l’imagination à la raison, et la réalité aux mondes imaginaires : les deux conditionnent nos façons de penser, s’imbriquent dans toutes nos constructions intellectuelles et dynamisent notre créativité.

En effet, cette faculté de se représenter les êtres et les choses, les phénomènes, les situations, par images interposées entre soi et le réel, en restant plus ou moins fidèles à la réalité, a été longtemps considéré comme une activité mentale mineure, voire même comme un obstacle à éviter dans l’acquisitions de connaissances objectives universellement approuvées. Vouloir comprendre le monde, donner un sens à l’existence, au travers de rêveries, au gré de sa fantaisie, en poète plus ou moins inspiré, cela ne peut rivaliser avec le sérieux des scientifiques et des philosophes !

Mais si l’on regarde plus attentivement les différents modes de représentation à la disposition de l’esprit humain pour éveiller sa conscience et mettre en forme ses pensées, depuis la petite enfance jusqu’à l’âge adulte, il apparaît que la frontière entre le subjectif et l’objectif est bien poreuse et extensive.

A partir du 18ème siècle, l’intérêt pour le fonctionnement de l’imagination n’a cessé d’augmenter : avec les travaux des philosophes sur la conscience et l’inconscient individuel et collectif (Nietzsche, Bergson, Freud, Jung, Foucault) et sur la mémoire et l’oubli (Bergson, Ricoeur), couplés aux avancées de la recherche médicale sur les pathologies cérébrales et neuronales. Ainsi philosophes et scientifiques s’accordent aujourd’hui à reconnaître une puissance de synthèse et de création inégalable à la faculté « de se représenter au présent les choses absentes  » (cf. déjà chez Platon, la théorie de la réminiscence), au pouvoir de nourrir la pensée d’images virtuelles éventuellement objectivables.

La mémoire imaginative permet de percevoir à nouveau virtuellement des objets ou des situations déjà vus et vécus, avec une ressemblance et une vraisemblance telles que l’esprit peut s’y tromper. Comme faculté de combinaison, l’imagination peut agir sur les contenus des souvenirs en les recomposant à sa manière, pas toujours volontairement, permettant de se représenter ce que l’on n’a jamais ni vu ni vécu (rêverie ou folie, fantaisie, inspiration artistique). Enfin l’imagination créatrice déploie un formidable pouvoir de synthèse et de symbiose, d’unification entre les apports des sens, des affects, des sentiments, des croyances, des jugements, des raisonnements, pour transformer, inventer de nouvelles formes, trouver des solutions à des problèmes jusque-là non résolus, grâce au déplacement de l’angle de perception et à un déconditionnement du répétitif.

Le philosophe Gaston Bachelard (1884-1962) illustre particulièrement cette transition : Ingénieur des Télégraphes et agrégé de philosophie, son œuvre nous fait découvrir ce qui nourrit l’inconscient de toute personne éprise de science, combien « il y a d’alchimie dans la chimie… ». Il nous fait voyager dans les méandres des images et des représentations forgées par l’esprit, notamment lorsque le psychisme est travaillé, pétri de l’intérieur par une matérialité mouvante et foisonnante. Les différents modes d’expression de la matière nourrissent l’inconscient et les constructions imaginaires, mettant le psychisme en tension entre des idéaux d’immanence, rêves d’immersion et d’imprégnation, d’horizons à atteindre et de projets à réaliser, et des idéaux de transcendance, rêves d’élévation, d’envol et de sublimation : là est le secret de la tonicité de l’esprit humain. « Avant la culture, le monde a beaucoup rêvé » (Poétique de la rêverie, 1960), « il faut beaucoup rêver avant de prendre intérêt à penser » (La terre et les rêveries de la volonté, 1948).

Mais Bachelard a aussi écrit : « Commençons donc par admirer, on verra ensuite s’il faudra, par la critique, la réduction, organiser notre déception » (La poétique de l’espace, 1957).

Qu’est-ce à dire ? Est-ce que cette faculté dynamisante nous nourrirait de trop d’illusions, de rêveries restant sans lendemain ? Au quotidien qu’en faisons-nous ? Qu’y a-t-il alors de vrai, d’authentique dans les représentations imaginées que nous nous faisons de nous-mêmes et de notre relation au monde ?

Rendez-vous le 7/12/17 prochain, pour la suite de la discussion.

 

« Mémoire et imagination »

 

Nous avons le pouvoir de nous représenter le monde grâce à notre capacité de perception directe et instantanée du réel, nous pouvons décupler ces représentations grâce aux capacités de l’imagination.

Indissociables l’une de l’autre, mémoire et imagination nous livrent en différé des images-souvenirs construites plus ou moins consciemment, de manière plus ou moins réfléchies, ou bien même parfois des agencements inventés de toutes pièces.

 

Interrogeons-nous sur les pouvoirs et la pertinence de ces facultés de l’esprit : en quoi influencent-elles notre rapport au réel, changent-elles les regards que nous portons sur nos vies et notre environnement ?

De quelles métamorphoses ces mondes imaginaires sont-ils porteurs ?

 

Deux rencontres sont d’ores et déjà programmées au 4ème trimestre 2017 :

Le jeudi 12 octobre, et le jeudi 7 décembre, à 18 h

 

Rencontre animée par Eve Depardieu

Salle Polanski – Logis des Jeunes de Provence, 5, rue Mimont à Cannes.

Participation : 5 euros

Ecrit par & déposé en vertu de Visites de musées et d’expositions.

Vendredi 6 octobre à 15 heures

Le fabuleux voyage du Chevalier Lycklama en Orient (1865-1868)

  
Le chevalier Tinco Lycklama, jeune aristocrate hollandais épris d’exotisme, parvient aux confins de la Perse. Son périple en Orient durera trois ans. De retour en Europe, affaibli par les épreuves de la route, il choisit de s’installer à Cannes, alors en plein essor…

À l’occasion du 140e anniversaire du musée de la Castre, l’exposition retrace le parcours hors du commun de cet aventurier mondain, amateur d’antiquités, qui fit don de ses précieuses collections à la ville de Cannes en 1877.
Lycklama fut l’un des premiers « touristes » à visiter l’Iran, la Mésopotamie et le Levant. Son récit de voyage révèle sa fascination pour la cour des Qajars, les bazars de Bagdad, les vestiges récemment découverts des civilisations disparues… Il témoigne aussi des conditions de voyage de son époque : les pistes désolées, la lenteur du courrier, l’hospitalité orientale, les intrigues politiques, les affres du climat.

 

Nous serons accompagnés pour cette visite par Christophe Roustan Delatour,

Directeur des Musées de Cannes, Commissaire de cette exposition.

 

Rendez-vous à 14 heures 45 devant le Musée de la Castre

6, rue de la Castre – Cannes

Participation : membres 8 euros – non-membres 10 euros

 

Ecrit par & déposé en vertu de Les soirées de gala.

Mardi 13 juin à 19 heures  : Gala Clémentine

Séquence Nostalgie : Les Festivals de l’ancien Palais (1946 – 1982)

Alors que nous venons de célébrer le 70ème anniversaire du Festival de Cannes, Irène Payan nous invitera à revivre des moments forts qui ont émaillé l’évènement dans l’ancien Palais Croisette entre 1946 et 1982.

« Ce sera pour moi l’occasion de rendre un hommage aux photographes cannois qui ont couvert l’évènement, en particulier mon père et ses confrères.

Pour illustrer mon propos Gilles Traverso m’a autorisée à puiser dans sa collection familiale et je le remercie très chaleureusement.

Mon propos sera léger ponctué d’anecdotes et d’évènement mineurs qui ont parfois pris des dimensions démesurées et contribué à bâtir la légende du Festival de Cannes. »

 

La soirée se déroulera à la Villa Véra

51, avenue de Vallauris à Cannes

(coin avenue de Saissy, entrée par le n° 1 avenue de Saissy)

Apéritif, conférence/projections et dîner – participation : 35 euros

(chèque à donner avec l’inscription, merci)

 

Ecrit par & déposé en vertu de Cercle Philo Sophia.

Vendredi 9 juin de 18 h à 19 h 30

« Du désir d’apprendre au plaisir de comprendre » (3)

Aujourd’hui, que souhaitons-nous transmettre, et comment ?

 

  • Les crises du monde actuel ne se résument-elles-pas en une crise planétaire de l’éducation et des manières d’enseigner ?

Avec les perspectives ouvertes par les nouveaux outils, moyens et méthodes d’accès aux multiples branches de la connaissance, aboutissant à une inflation d’informations porteuses de renseignements, d’instructions, de conseils et avis en tous genres, sommes-nous aujourd’hui devenus plus habiles ?

Que faire avec ces savoirs démesurés, avec ces moyens exceptionnels de plus en plus sophistiqués qui s’interposent et augmentent la mise à distance entre soi, le monde et les autres, favorisant une fabulation généralisée en lieu et place de connaissances échangeables et partageables entre tous ?

Rencontre animée par Eve Depardieu

Salle Polanski – Logis des Jeunes de Provence, 5, rue Mimont à Cannes.

Participation : 5 euros

Ecrit par & déposé en vertu de Années passées, Visites de musées et d’expositions.

Jeudi 8 juin : visite du quartier Prado-République

ATTENTION CETTE VISITE EST ANNULEE ET REPORTEE A UNE DATE ULTERIEURE

Venez découvrir l’histoire du quartier Prado République au temps où le boulevard République s’appelait Boulevard d’Italie…

Nous découvrirons quels étaient les lieux emblématiques du quartier dans l’entre-deux-guerres : les hôtels Bristol et Richemont devenus des lycées, la Poste, la Maison des Mutilés, les bâtiments dans le style « art déco »…

Nous expliquerons l’origine des noms de rues, pourquoi surnomme-t-on toujours la place Commandant Maria, « la place du Gaz » ? Qui étaient Lycklama, Léon Noël ?

Square de la Peyrière, aujourd’hui                

Place du Cdt Maria                                                                                                                

Visite accompagnée par Joséphine Saïa

Chargée du Patrimoine Archives Municipales de la Ville de Cannes

Rendez-vous 9 heures 45 devant l’Espace Calmette, 18 rue du Docteur Calmette

Participation 8 euros – 10 euros pour les non-membres

Ecrit par & déposé en vertu de Visites de musées et d’expositions.

Samedi 27 mai : Journée à Marseille

En compagnie de nos amis de l’Union des Arméniens de Cannes et de ses environs, nous irons passer la journée à Marseille.

Trajet en autocar et déjeuner au restaurant.

La matinée sera consacrée à la découverte de la cathédrale arménienne, suivie d’une conférence dans le Centre Culturel de la cathédrale sur les vagues d’immigration arménienne à Marseille, entre le XVIIème et le XXème siècle.

Nous déjeunerons sur la Corniche dans un restaurant arménien

Après le déjeuner, accompagnés par deux conférencières du Patrimoine, nous déambulerons dans le quartier du Panier, le plus ancien de Marseille.

 

Départ 7 heures 30 de Notre-Dame des Pins – 32, bld Alexandre III à Cannes

Participation : 60 euros pour les membres – 65 euros pour les non-membres

Autocar, visites et déjeuner compris

Retour 18heures 30/19 heures

 

Inscription accompagnée du chèque, avant le 24 mai, nombre de places limité